Je suis troublée.

La vie est décidemment pleine de surprises ;

 

Tout d’abord, Takeshi mon premier visiteur est revenu sur ces pages.

Je le croyais à jamais éloigné de la blogosphère , occupé par une vie dont je ne sais rien. Ma petite voix intérieure me soufflait qu’il devait être las de ces écrits égocentrés.

 

Et puis …

Il y a quelques temps, j’écoutais une collègue (disponible affectivement) me parler de sa joie, sa fébrilité, son effarement quand lors une soirée elle avait retrouvé un homme qu’elle n’avait pas revu depuis plus de quinze ans, homme dont elle avait été éperdument amoureuse.

Moi dont la libido est « tristement » en veille depuis un certain temps, je l’écoutais me dire sa confusion en pensant que je n’avais pas beaucoup d’ex amoureux et que j’étais bien à l’abri de ce genre d’émoi…

 

Et puis …

Un message sur mon face book, vide (le face book) car très vite oublié.

De l’autre bout du monde, un homme m’écrit ;

« Il n'y a pas de hasard ? » Écrit il.

Il travaille de nuit et de sa lointaine contrée il tapote sur l’ordinateur .

Je lui ai immédiatement répondu pour confirmer mon identité et sans réfléchir plus, lui est donné l’adresse de « la discrète ».

-Il saura ce que je suis devenue…

Apres coup, mais trop tard, je me suis dit que j’avais fait une connerie.

 Quand j’ai eu quarante ans, j’ai eu un désir très fort de le revoir.

Un désir d’aller au bout d’une relation à laquelle j’avais mis un terme par désir d’indépendance, désir de liberté alors que je m’extrayais péniblement de lien familial aliénant . Désir aussi de m’appuyer sur quelqu’un que j’espérais plus fort, plus solide, tant je me sentais chancelante, à la dérive.

Je gardais pourtant la nostalgie d’une relation qui m’avait ouvert la voie à la découverte du plaisir sexuel, avec une délicatesse et un respect que je ne n’ai pas retrouvé ailleurs.

C’était trop tard. Il me l’a fait savoir. La vie était passée…pour lui comme pour moi.

On ne refait pas la route dans l’autre sens ;

 

Tout de même je suis troublée, la tête ailleurs…

 

Dans trois jours, je pars dans les Alpes, marcher : J’aurais les pieds solidement arrimés au sol, la tête suivra !