Bon, ça c’est fait.

Ma belle mère est morte et enterrée.

Quatre-vingt douze printemps, la mémoire qui foutait le camp, « une bien belle personne » ils ont dit.

je n’ai pas pleuré.

De toutes façons depuis la mort de Toune je n’ai plus de larmes.

Je ne lui voulais pas de mal mais n’était pas très proche de cette femme qui exprimait si peu ou si mal son affection ou son empathie vis à vis de l’autre

Elle a réussi l’exploit de brouiller un de ses deux  fils avec son père, tenir à distance toute la famille de son mari, refuser de reconnaître et de rencontrer son unique  arrière petite fille pour la raison qu’elle était née hors mariage « c’est péché »

Ses valeurs chrétiennes étaient proches des valeurs intégristes

Son amour pour Dieu et l’obéissance à des préceptes datant du début du siècle étaient plus forts que l’amour pour sa famille.

Je suis persuadée qu’elle en a souffert.

Elle était cependant dans l’incapacité de faire un pas vers l’autre par crainte de s’abaisser.

Punaise ! quelles conneries  on peut faire au nom de Dieu quel qu’il soit.